Chemical Reaction

Si vous croyez qu'il y a rien après la mort, vous avez tort.
 
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 Don't be effraid, you are already dead. [Ana/Trystan]

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MessageSujet: Don't be effraid, you are already dead. [Ana/Trystan]   Jeu 19 Juin - 20:41

"YOU ARE ALREADY DEAD"



- DREAM ON-

 Alors elle fuyait. Elle fuyait pour ne pas dormir, pour ne plus jamais sentir leurs froids soupirs contre sa nuque qui, tel un fort vent d'hiver, gelaient chacun de ses doutes demeurant, tristement cristallisants, incrustés au plus profond. Et elle hurle, l'enfant de cire se consume au rythme de ses brûlures tandis que les ombres grandissent, les rires faiblissent, au fur et à mesure que les illusions s'effondrent. Et elles s'effondrent, découvrant un monde ou même les pierres pleurent de noires larmes d'encre. A l'ampleur de leur froideur n'existe que leur malédiction, une fois le soir abattue commence une guerre acharnée contre le silence. Le silence qui tel un poison ronge, le silence qui brise, qui bruisse, qui finalement crisse un millier de fois contre le givre comme tout autant de cris au fond de céruléens abysses. Comme tout autant d'yeux qui sans bruit gémissent derrière leur masque d'onyx pâlissant au solstice puis à l'équinoxe, rendant à leurs pupilles une blancheur maladive.

- DREAM OFF -

  C'est sur cette image que je me réveille. D'un sursaut je m'éveille, sans bruit, laissant simplement mes paupières s'ouvrir sur une pièce plongée dans la noire morosité d'une nuit imprégnée de solitude. J'étire mes membres engourdis sur le grand lit vide, si vide. Alors que les ressors gémissent et gémissent malgré le poids insignifiant de mon corps d'os et de peau, je me lève, j'expose à la pièce quasiment dépourvue de meubles l'horrible vue de mes chaires colorées d'ecchymose. Passant du bleu au rose elles viraient lentement au vert, puis reviendraient, car elles reviennent toujours. Les luttes silencieuse lors de mon sommeil agité m'avaient au final bien abîmée. Heureusement, ou malheureusement peut-être, il n'y avait personne pour les voir. Quoique, Trystan n'avait pas encore disparu de la surface de cette île, après tout. J'avais pensé à lui. Un petit peu tous les jours, peut-être un petit peu trop. Il me manquait. Et je le haïssais. Je le haïssais de ne pas m'avoir pris la main pour aller courir dans les bois, je le haïssais d'avoir fait de moi un simple brûleur de cadavre ce que, de toute évidence, je ne suis pas.
Et je me haïssais. Je me haïssais d'être tombée aussi facilement dans ses bras. Je ne l'aime même pas, en plus. Il m'intrigue, c'est tout, il me trouble, me transperce. Je le hais. Mais, au fond, c'est irrésistiblement attirant.

  Je traverse la petite chambre sans prendre la peine de me vêtir, puis me ravise, attrape un t-shirt blanc et plutôt sale que j'enfile souplement. La porte claque, la rosée tombe, et c'est vers quatre heure du matin que je me dirige, sans bruit vers la mer. Sans bruit car je n'aime pas réveiller ce qui vit ici, et vers la mer parce que la lente valse des vagues à l'art de me calmer. La panique m'envahit vite, l'angoisse, la peur, l'agonie, sans doute, aussi. Mes jambes nues pénètrent avec une force insoupçonnée l'eau glaciale. Je souris. A la Lune, à la nuit, aux constellations. Je souris. Sans savoir pour quoi. je souriais tout le temps, mais je ne savais jamais pour qui. Je laisse mon corps tomber dans l'eau, et chacun de mes sens savourent l'intensité de l'instant. Je ris. Seule. L'avantage c'est qu'il n'y a personne pour m'entendre. Personne pour me prendre pour une détraquée. J'espère. Quand l’insouciance m'envahit, toute ma prudence se perd.



~~~~~~



NE CRAINS PLUS LA LUMIERE DU SOLEIL, NI SES BRULÛRES, NI MÊME LES LUEURS, CAR ICI, IL N'Y EN A PAS


Dernière édition par Ana Hunter le Ven 27 Juin - 17:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Don't be effraid, you are already dead. [Ana/Trystan]   Mer 25 Juin - 18:14

-Let me hear your last whisper before you die-


-DREAM ON-

Je me sentais voleter comme une âme perdue dans l’immensité du vide n'attendant que le jugement dernier pour enfin se reposer, sous moi se profilait un jeune homme coincé dans une salle hermétiquement fermée et plongée dans le noir. Un simple trou dans la porte faisait office d'aération pour qu'il ne s'étouffe pas. Un homme vint ouvrir dans un crissement sinistre d'acier mal huilé la lourde et épaisse porte, le genre de porte qu'on utilise pour enfermer des bestiaux dangereux. La lumière du couloir froid et gris du bunker vint éclairer notre cher tête brune. Un bras lui manquait, son corps rouge de son sang et bleu des coups qu'on lui avait infligés.
Le nazi l'attrapa par les cheveux, c'était le méchant lui, tout portait à croire que oui en tout cas, surtout son signe sur le bras. La lumière frappa le visage du garçon, un oeil lui avait aussi été arraché, sa langue coupée et son oreille retirée.
Je vis de ma hauteur, comme assit au sommet de ma ziggourat, le nazi martyriser le petit, le tabasser comme un chien. Son visage se figea dans ma tête, c'était le miens. Celui de l'homme qu'on torturait.

-DREAM OFF-

Ma rêverie fut interrompue par un crabe qui vint me pincer le bras, il n'avait pas apprécié que je m'assoupisse sur sa plage. J'agitai mon bras dans l'espoir de le faire dégager, mais puisqu'il n'était pas décidé à me lâcher, je le força d'un coup d'estoc d'épée. Je frottis mon bras comme pour me persuader que j'avais mal, comme pour faire partir la douleur et me donner un air plus vivant. C'est affreusement faux, ma vie est fausse car je suis la mort.
Mon repos qui n'en était pas vraiment un, me rappela encore une fois que mon existence sur cette île n'était rythmée que par le meurtre d'autres chanceux. Je décidai de me lever, il le fallait. J'avais du travail pour bientôt, une âme attendait mon passage et si je ratais le rendez-vous, elle ne ferait que pourrir dans un coin. J'avais encore le temps.

Je m'assis sur le sable chaud, j'en saisis une grosse quantité dans ma main gauche et le laisse couler lentement sur la plage. Ainsi va le temps, ainsi en va ma vie, elle s'écoule petit à petit, imperturbable. J'étais curieux d'observer sur moi l'effet d'une blessure, je ne m'étais pas encore fait mal depuis mon arrivée. J’attrapais à pleine main mon épée, celle qui je traînais toujours sur moi et la plante dans ma main qui vient se figer contre le sable chaud. Je réprime un gémissement, j'ai senti ma peau se déchirer mais rien d'autre. Mes nerfs sont morts avec moi, mon sang s'écoule lentement pour tâcher les petits grains. Malgré cela, je sais que je ne suis pas protégé de tout, j'arrache un morceau de ma chemise pour me bander la main, arrêter les saignements, toussa.

L'instant qui suivit fut perturbé par... un rire. Il n'était pas trop loin, je me levais avec ma main ensanglantée. Je me déplaçais comme un fantôme jusqu'à apercevoir une silhouette qui ne m'est pas inconnue. Cependant, je restais à une certaine distance de sécurité. La brindille au milieu de la plage sur laquelle je venais de marcher trahira sans doute ma furtivité.

~~~~~~

Je viendrais te chercher quand tu t'y attendras le moins, je serais debout dans ton dos et tu n'auras pas le temps de voir mon visage que tu connaîtras le repos éternel. Mais au moins, laisse moi des cookies sur le bord de la cheminé. J'suis déjà pas bien gros...

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MessageSujet: Re: Don't be effraid, you are already dead. [Ana/Trystan]   Ven 27 Juin - 17:21

HEMOGLOBINES ET DISSECTION

Acid Rain - A7X



L'eau file entre mes doigts. Elle file, elle fuit, elle s'enfuie vers un nouveau rivage, toujours vers un horizon plus noir ou plus embrasé par le soleil couchant. Il se couche sur les vague pour mieux les embrasser, il se couche sur le soir pour bien mieux l’obscurcir. Et les étoiles revivent, elles luisent, ces diamants magnifiques qui au final ont bien peu de valeur. Et vous savez pourquoi ? Parce-qu'ils sont toujours là. Parce-qu'ils s'allument la nuit pour mieux mourir le jour, parce-que ce qui est beau n'est rare que si il n'apparaît pas. Mais les étoiles apparaissent. Et elles apparaîtront jusqu'à mourir, et après leur mort luiront pendant encore des milliers d'années. Et moi, est-ce que j'éclaire encore le chemin de ceux qui m'ont aimé ? Y avait-il, en premier lieu, une âme pour m'apprécier ? Suis-je morte seule, suis-je morte dans mon sommeil ou poignardée ? Je revis, toutes les nuits. Je suis comme une étoile, et tous les soirs c'est la même histoire. Des gens qui pleurent, des gens qui crient, des gens qui regardent passer sans en avoir conscience la merveilleuse aventure qu'on appellera la vie.

Je ne pourrai même pas dire que ça me manque. Je ne sais même plus ce que ça fait. Je suis juste consciente qu'il y a quelque chose en moins à l'instant présent. Et ce tous les jours, c'est horrible, c'est écrasant. Il manque les sensations, il manque l'extrême, il manque le sentiment de se sentir vivant. Parce que j'ai beau poser mes mains contre ma poitrine, mon cœur ne battra jamais plus. Il est comme figé dans la pierre, comme emprisonné dans cette dure cage d'artère ne bougeront pas d'un pouce, qu'importe la peur, qu'importe l'angoisse, le sang dans mes veines n'est qu'une illusion. Mon teint est blême, et tous mes gestes sont frêles. Je suis tellement fragile, et c'est mon corps composé d'illusions qui parvient à porter ce que moi je ne supporterai jamais. Des chaires pourrissantes, des yeux vides, des yeux qui ne pleureront plus que des larmes livides. Je me laisse submerger par les vagues, mes cheveux ondulant au fond de l'eau, chatouillant de leur transe étrange le sable d'une pâleur aussi alarmante que mes os. Ici tout est blanc, ici tout est noir, tout semble avoir perdu quelque couleur qu'il puisse avoir. Ici tout est un mélange de gris, sans jamais rien pour raviver la flamme de ce qui a jadis pu brûler. Les bougies s'éteignent, les blessures arrêtent de saigner. Parce qu'ici tout est clair, tout est sombre, parce qu'ici tout est mort et qu'ici rien ne meurt plus que dans un dégradé d'ombres.

J'ai arrêté de rire lorsque j'ai arrêté de vivre. Et ici je ne ris plus que pour m'accorder avec ce faux paradis empoisonné. Il faut se rendre à l'évidence, Dieu nous a tous abandonnés. Et nous subsistons dans le pâleur de nos fantasmes improvisés, à implorer puis implorer une entité céleste aux allures d'affabulations. Et pourtant ils y croient, et pourtant ils prient tous les soirs pour soigner un blessé. Mais il nous rejoindra. Dans quelque jours ou dans quelque années, peu importe, tout ce qu'il faut savoir c'est que la mort n'attendra pas l'éternité.

Mes lèvres restent immobiles, bien tristement figées. Il me semble qu'un sourire sincère ne saurai plus jamais les animer. Je sors de l'eau, trempée, sans faire attention à la froideur ambiante. Je fixe sans animosité le sang à mes pieds. Écarlate, vermillon, des noms trop élaborés pour quelque chose d'aussi simple qu'un tas d'hémoglobines; Mais que voulez-vous, les gens adorent le sang. Ils aiment le voir couleur. Pour trahir, pour venger, pour se faire du mal, pour se sentir exister. Je continue ma route sans faire attention à mes pieds écorchés. Je suis la piste de cet inconnu au cœur en pleine dissection, je suis son fantôme qui laisse derrière lui les traces rouges d'un dernier appel au secours. Une branche craque, d'un coup dans la nuit. et l'ombre derrière moi se grandi, irrésistiblement menaçante, passionnément puissante comparé à la maigreur de mon corps exposé à la lumière blafarde d'une lune trop fade pour exister. Mais je ne la vois pas. Les ombres sont partout, alors pourquoi les regarder.

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