Chemical Reaction

Si vous croyez qu'il y a rien après la mort, vous avez tort.
 
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 Owen & Tobias; ceux qui se ressemble s'assemble

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Owen Cash
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MessageSujet: Owen & Tobias; ceux qui se ressemble s'assemble   Sam 18 Oct - 18:32



Please hear me
Avec Tobias Hodge



Fermer les yeux pour ne plus pouvoir les rouvrir, c'est comme se punir d'un droit qu'on mérite depuis le tout début. Fermer les yeux alors qu'on aura tout le temps de les fermer quand on mourra pour de bon, c'est tout simplement stupide. Nous sommes jeunes, nous sommes censé être mort, alors autant en profiter tant que la chance est de notre côté. Regarde-toi dans le miroir. Aime ce que tu vois. Crie du plus profond de ton être. Aime ce que tu entends. Aime tout ce dont ton être est composé. Tu n'es pas petit. Tu es une étoile, une galaxie, un univers. Si nous sommes ici, c'est bien pour une raison. Mais nous n'avons point besoin de cette raison pour pouvoir danser, chanter, aimer, adorer. La vie n'est qu’éphémère, ça, c'est très facile à comprendre, surtout lorsqu'on est mort. La vie, c'est un coup de vent, pas très importante. Du moins, c'est ce qu'on croit. Car chaque coup de vent, chaque sifflement, chaque mot, chaque regard laisse des traces. Tout est important. Et ceux qui disent le contraire n'ont qu'à se taire. Ce n'est pas parce que quelqu'un est triste que tu doives te sentir obliger de suivre ce mouvement.
Regarde le soleil, n'est-il pas magnifique? Peu importe le jour, l'année, ce qui se passe sur Terre, il sera toujours là pour embellir nos journées de ses rayons chaleureux, peu importe qui vous êtes, ce que vous avez fait et ce que vous allez faire. Lui s'en fiche, vous restez un humain et vous avez le droit à la vie, au bonheur et à l'amour.

Et c'est sur cette heureuse pensée que je me lève de mon lit, le sourire aux lèvres. Je sais quel est mon nom, je sais que je suis mort une fois -comment, cela reste encore un mystère mais je sais très bien que je n'ai pas le goût de l'apprendre de sitôt- et que si on m'a donné la vie une nouvelle fois, c'est peut-être parce que je le méritais. Alors pourquoi se morfondre sur mon sort? Pourquoi devons-nous absolument nous plaindre? La race humaine est énigmatique, mais dans tous ces mystères, nous pouvons nous réjouir de notre existence. Mes mains se déposent sur mon visage qui est désormais munie d'une barbe de belle envergure. Je ne sais pas vraiment pourquoi ni pour qui j'ai décidé de me la faire pousser, mais je crois bien que ce style un peu plus 'sauvage' me va mieux que cette attitude de gentil garçon que j'adoptais auparavant, autant physiquement que psychologiquement. Enfin, ce n'est pas parce que je me suis fait pousser la barbe et parce que je porte des vêtements un peu moins coloré que cela fait de moi un motard sans scrupule. Je reste qui je suis, et je crois que je suis quelqu'un de bien. Alors autant continuer dans cette voie, n'est-ce pas?

Je dépose mes pieds nus sur le sol froid et statique de ma chambre et commence à faire quelques tours dans ma chambre, mon regard se déposant sur chaque détail qui m'entoure. Le soleil n'est même pas encore levé que me voilà déjà excité de vivre une magnifique journée, encore une fois. Je ne travaille pas aujourd'hui, ayant pris une semaine de congé après avoir vaincu un rhume plus qu'infernal. Je voulais profiter des derniers rayons chauds, des derniers jours ensoleillés avant que la brume, la pluie puis la neige vienne envahir notre petit morceau de Paradis. Je me frotte les mains avant d'ouvrir mon placard et de ramasser un t-shirt d'un gris plutôt déprimant et des pantalons trois-quarts qu'on pourrait qualifier de skinny, terme souvent mal employé à mon goût. J'enlève mon pyjama que je dépose soigneusement sur le coffre qui se trouve à la fin de mon lit et enfile cet accoutrement des plus décontracté. Je me regarde dans le miroir quelques secondes, histoire d'essayer de remarquer si quelque chose ne tourne pas rond. Mes cicatrices sillonnant le long de mes jambes sont encore là, et un peu trop visible à mon goût.

Je soupire et me retourne pour sortir de la chambre. Mon regard se dépose quelques secondes sur mon frigidaire miniature, sentant la faim grandir petit par petit dans mon ventre. Je me dirige lentement vers celui-ci et ouvre la porte pour découvrir ce qui m'attends en dedans: absolument rien. J'ai oublié de faire les courses. Je fais tout le temps les courses après mon travail, vu que c'est là que je travaille. J'ai envie de m'enterrer vivant sous toute cette terre à ma stupidité assez flagrante. J'ai oublié de faire les courses. Quel adulte responsable oublie de faire ses courses? Quel sont les critères pour être un adulte responsable surtout? Car je ne crois pas avoir les préalables. Je referme la porte brusquement, regarde la télé qui est fermé, puis la porte, puis la télé à nouveau, puis encore la porte. Bientôt deux jours que je reste à la maison à me rattraper dans les Star Wars. Je crois qu’il est grand temps de sortir. Mais j’ai pour excuse le mauvais temps qui survolait notre île pendant deux jours, et la frayeur de sortir pour ensuite être obligé de se renfermer. Et puis il annonçait un temps presque divin aujourd’hui, alors autant se déambuler un peu. Et puis sur le chemin, je pourrais toujours m’acheter de quoi me remplir la panse.

Tout cela me semble bien agréable. Je ramasse les clés, mon IPod et sort de l’appartement le plus rapidement possible. Juste assez pour ne pas me donner envie de rester et de m’écraser les fesses sur mon sofa qui est beaucoup trop moelleux pour que ça soit légal. J’échange un rapide regard avec ma voisine qui elle de ce côté, s’apprêtait à rentrer et sort ensuite de l’énorme bâtiment. Je n’aime pas vraiment la ville, mais elle a ses avantages, vous savez. Le travail à proximité, l’ambiance chaleureuse et le sentiment de ne pas être seul. Par contre, le matin, si vous essayez de chercher quelconque réconfort en ville, vous allez rentrer penaud. Tout le monde dort. Et ceux qui ne dorment pas ne sont pas des gens qu’il faut fréquenter.  Heureusement, je connais ce petit café dans le coin qui ouvre très tôt dans le coin et qui offre des croissants et toutes sortes de viennoiseries à un très bon prix. Je ne suis pas pauvre, mais je suis loin d’être riche. En plus, ce café se trouve très proche de la frontière entre ville et campagne, je pourrais ensuite aller m’aventurer dans ce coin. Je suis assez connu des fermiers du coin, étant souvent celui qui s’occupe des livraisons de fruits et légumes, et on peut dire que je suis plutôt apprécié, là-bas. La campagne est un endroit silencieux, magique où il fait bon se reposer.

Je commande deux croissant, un café latte et un sandwich avant de me franchir la frontière et de me diriger tranquillement vers la plage. Je regarde les différentes fermes, en me demande bien laquelle pourrait appartenir à ce cher Tobias, que je pourrais considérer comme étant mon ami. On a pas besoin de connaître une personne de a à z pour pouvoir l’apprécier, non? Je m’assois sur le sable, ouvre mon sac en carton brun écologique et y sort mon sandwich que j’entame tout en admirant le soleil qui se lève. Personne aux alentours.
Seulement moi et le silence.


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MessageSujet: Re: Owen & Tobias; ceux qui se ressemble s'assemble   Dim 19 Oct - 12:03


Look for the bare necessities ♪♫
 



La vie de fermier peut être douce et agréable, ou elle peut tout aussi bien être difficile et cruelle.
Un des avantages non négligeable est l'environnement que nous entoure chaque jour. La campagne paisible, encore blanche et froide tôt le matin, les champs dorés à perte de vue, le ciel vaste, le calme constant... l'air frais et revigorant. Et plus que tout, le silence. Ici, nul bruit de la ville ne parvient. Aucun klaxon, aucun moteur, pas même le brouhaha des hommes et femmes pressés dès le  matin. Seul règne le silence, roi de cet univers de sérénité. Les premiers bruits apparaissent au lever du soleil : des oiseaux, ou les cloches pendant au cou des troupeaux de bovins. Mais ce ne sont pas des bruits indésirables, ils font partie intégrante du décor. Et quoi de plus agréable que cette paix et l'air frais et glacé du matin, dès le réveil ?
Il y a en revanche des inconvénients à cette vie. Le principal défaut est que, justement, la vie n'est pas facile. Elle est épuisante. Il faut se lever aux aurores pour commencer à travailler avec la course du soleil, et le soir on est si épuisé qu'on est couché avant même que le ciel devienne noir. Cela ne paye as toujours très bien, aussi. Dans la partie « campagne » de l'île, on trouve deux sortes de fermes : trois ou quatre grandes propriétés, et d'autres bien plus petites mais plus nombreuses.
Pour ma part, je n'ai qu'une petite terre, avec tout juste la place qu'il me faut ; pas plus, pas moins. Ma production de fruits est légumes est mince et même lorsque je peux épuiser toute mes récoltes, l'argent amassé en échange est tout juste suffisant pour vivre. Mais cela me convient. Je n'ai pas de gros besoins, je vis seul et je me contente de ce que j'ai. Sans vivre dans la misère, j'ai tout juste ce qu'il me faut dans ma petite maison bordée d'un côté par un champs de maïs qui ne m'appartient pas, et de l'autre, par mes petites plantations. Je vis parfaitement bien ainsi.
Malgré la difficulté de ce travail, dont je ne savais presque rien avant de commencer, je suis heureux de pouvoir profiter de la sérénité que l'on trouve ici, avec le soleil et le silence pour compagnons de route.

Mais il faut avouer que je me sens un peu seul parfois.

Il fait très beau aujourd'hui, et pour une fois, je n'ai pas de travail. J'ai épuisé tout ce que j'avais à faire hier, et mon potager n'a pas besoin d'être surveillé, il poussera très bien tout seul. Il est tôt et le soleil illumine déjà la campagne froide. Après plusieurs jours de mauvais temps, je suis heureux de revoir une si belle lumière. Je sors de chez moi, pour une fois vêtu normalement et pas de vêtements sales pour travailler la terre. Je ne sais pas trop quoi faire lorsque je n'ai pas de travail. Le bruit et l’ambiance électrique de la ville me dérangent au point que j'ai finis par la fuir. Je ne m'y rends que lorsque c'est nécessaire, pas plus d'une ou deux fois par semaine. Notamment pour aller vendre mes récoltes lorsqu'elles sont prêtes... En général je les porte à l'épicerie où travaille Owen.
En y repensant, je n'ai pas revu Owen depuis longtemps, sûrement à cause du fait que je ne vais presque plus en ville. Owen est une personne que l'on pourrait définir par un seul mot : gentil. Il a plein d'autres qualités, bien sûr, et sûrement des défauts comme tout le monde, mais il est gentil. Tout simplement gentil, avec moi comme avec les autres, et c'est quelque chose que j'apprécie énormément chez lui.

Donc, il fait très beau aujourd'hui. Je pars à pieds vers la plage. J'ai une petite camionnette que j'utilise rarement, car je préfère toujours marcher. Surtout les jours comme celui-ci, tôt le matin, sur un sentir entre les arbres. Je lève la tête, regarde autour de lui, un sourire enfantin aux lèvres. Tout me plaît ici, et malgré la solitude qui m'assaille parfois, je peux me targuer d'être quelqu'un de plutôt heureux. La plage n'est pas loin du tout de ma ferme, à seulement quinze minutes de marche. Le paysage change brutalement, les feuilles mortes de l'automne sur le sol laissent place à du sable clair, et des épineux remplacent les arbres. Très vite, le vent habituel de la côte et son odeur salée me parvient. Les chants des oiseaux se taisent. La mélodie lente des vagues allant et venant sur le sable se fait entendre.
Je parviens au sommet d'une colline où j'aime me rendre, car en dessous s’étend l'océan, à perte de vue, jusqu'à cette ligne d'horizon où il se confond avec l'azur du ciel. Je prends une grande inspiration, souffle longuement. Rien n'est plus agréable que cette vision et l'odeur de la plage. Je baisse les yeux vers cette dernière, la balaie d'un regard serein... il y a quelqu'un assis là en bas. Si tôt ? C'est rare. Je suis toujours seul ici en général, et si il y a quelqu'un, je prends le temps d'aller discuter un peu avec lui ; j'aime bien parler aux gens, qui qu'ils soient. Apprendre à les connaître, ou juste plaisanter un peu et se quitter pour continuer sa route. Je descends de la colline vers la personne assise tranquillement en bas. Mes pieds s'enfoncent dans le sable, jusqu'à entrer dans mes chaussures. Je finis par les retirer. Marcher pieds nus sur la plage est agréable, aussi.

Un sourire naît sur mes lèvres en reconnaissant la silhouette. Owen s'est levé tôt aussi, on dirait. Le voir ici et se croiser alors que je pensais justement à lui, alors que je me disais que j'aurais bien aimé le revoir, me donne envie de sourire plus encore. Je sais que lui aussi apprécie le calme et la paix qu'il ne trouverait pas en ville. A quelques mètres de lui, je me décide à hausser la voix pour attirer son attention.

« Beau temps hein ? »

En espérant que je ne le dérange pas. Je m'en voudrais.

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MessageSujet: Re: Owen & Tobias; ceux qui se ressemble s'assemble   Dim 19 Oct - 16:38



New perspective
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Les belles choses ne durent jamais bien longtemps. Du moins, physiquement. Les bons moments ont une fin, mais on peut continuer de les faire vivre en dedans de nous, si on y croit assez fort. Si on croit en un avenir meilleur. Cet avenir meilleur, j’ai l’occasion de l’obtenir, il suffit juste de se lever et de faire quelque chose de sa vie. Des gens qui ont essayé de mettre fin à leurs jours, sur l’île, c’est loin d’être rare. Mais ils ne réussissent jamais. Pourquoi ? Cela reste un mystère, peut-être qu’ils ont un avenir qui leurs attends, à eux aussi. Et que parce que ils ne veulent pas lever les yeux, ils sont incapable d’en prendre conscience, de cette destinée merveilleuse qui leurs tend les bras. Enfin bon, cela reste ma façon de voir les choses, et je n’oblige pas les gens à penser exactement comme moi. Tant qu’il prendre conscience qu’ils ont une option beaucoup moins brutale qui se présente devant eux, et qu’ils se doivent de la saisir. Par respect ? Par curiosité ? Par bonté ? C’est à vous de choisir. Je ne décide pas pour les autres.

Certes, c’est toujours tentant de vouloir obliger quelqu’un à sourire, mais ce n’est pas éthique. Vraiment pas. Il faut juste leur dire qu’ils ont le droit de sourire. C’est à eux de décider. Malheureusement, pour la plupart du temps, ceux-ci préfèrent baisser les yeux et se dire que la vie ne leur a rien donné, alors à quoi bon donner à la vie ? Je devrais éviter de penser à tout cela, vraiment. C’est beaucoup trop nocif, comme réflexion. Et ça ne rapporte jamais grand-chose, sauf l’exaspération envers la race humaine. Nous sommes des êtres magnifiques, et pourtant, nous nous rabaissons sans cesse, pour aucune raison. Je ne suis pas sûr de comprendre le pessimisme de certaines personnes. Vraiment pas.

En trois bouchées, j’ai déjà terminé mon sandwich, je remets soigneusement le papier dans mon petit sac, pour ne pas étaler mes déchets partout. Les gens qui font ça sont stupides. Détruire la nature tout simplement parce qu’ils n’avaient pas envie de se lever pour jeter leurs déchets, c’est… affreusement lâche. Ils auraient beau avoir une excuse, cet agissement ne peut qu’attiser une certaine rage en dedans de moi. Les gens ici sont soit si imbu de leur personne qu’ils en oublient leur entourage, soit ils sont si pessimiste que c’en est juste désolant. Il y a des personnes correctes, normales, ça, c’est évident. Je crois faire partie de cette catégorie. Encore une fois, on ne peut pas vraiment se ‘placer’ dans une case soi-même, c’est un peu idiot. Mais je crois me connaître assez pour être capable de me caser. Quand on est seul, avec sa pensée en seule amie, il y a de quoi apprendre à se connaître. La solitude ne me déplait pas particulièrement, mais j’aime bien pouvoir discuter avec un client de temps en temps, m’exprimer oralement, exposer mes idées, délivrer mes conseils, aussi niais soient-ils. Les clients trop froid me donne juste envie de m’enfouir sous terre pour ne plus jamais en ressortir. On reçoit de tout et n’importe quoi, comme clients. Et malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui est capable de vivre en société.
Aller à la plage avec des sandales, c’est une très mauvaise idée. Idée que seul moi est capable d’adopter, évidemment. Je laisse pousser un long soupir avant de m’enfoncer un peu plus dans le sable en couvrant mes pieds de sable, ne sachant pas vraiment quoi faire. Admirer le lever de soleil, c’est beau, c’est mignon, c’est romantique, mais ce n’est pas si divertissant que ça. Et puis je suis seul. Je vois pas du tout en quoi ça pourrait être romantique, à moins que quelqu’un se téléporte par magie à mes côtés, je ne vois pas vraiment pourquoi j’ai employé ce terme. Parce que c’est très cliché dans les films de regarder le soleil se lever en cajolant sa ‘dulcinée’ –ce qui n’est pas mon cas parce que je suis aux hommes, mais bon, disons que dans les films c’est encore très tabou comme sujet, et pour être honnête, je ne comprends pas pourquoi- ? Les mystères que nous livre notre subconscient. C’est alors que j’entends une voix familière s’élever dans ce silence envoûtant :

« Beau temps hein ? »

Il ne m’est pas très difficile de deviner de qui il s’agit sans même avoir besoin de le regarder. Je côtoie bien des personnes grâce à mon travail, mais je suis capable de deviner qui est qui au seul son de leurs voix. Et c’est plutôt pratique, surtout dans des foules, ça, je dois bien vous l’avouer. Un grand sourire se dessine sur mon visage alors que je me retourne pour confirmer mon ‘hypothèse presque affirmation’. J’avais raison. Il s’agit bien de Tobias. Je ne peux m’empêcher de laisser échapper un léger ‘ah’ de surprise et de réjouissement alors que je me relève un peu. Je me gratte le dos de la nuque alors je siffle gaiement :

« En effet, j’ai l’impression de cuire sur place. »

J’éclate d’un rire innocent alors que je passe mon regard de haut en bas sur Tobias. Mon sourire s’élargit. Je ne vais pas vous dire des secrets, mais Tobias est un très bel homme. Il n’est pas difficile d’affirmer que les jeunes demoiselles doit lui courir après. De plus, il réussit plutôt bien dans la vie. Quoique, ça repousse bien des gens, la vie en campagne. Je n’aurais aucun problème de vivre en campagne, mais c’est sûr que la ville me manquerait de temps en temps.

Enfin bref, je suis très heureux de le voir là, devant moi. On ne se voit que très rarement, tristement. Notre relation à date est strictement professionnelle, malgré les quelques fois où on est tombé l’un sur l’autre par simple hasard. Comme aujourd’hui. Peut-être qu’on essaie de nous dire quelque chose de subtilement, mais je préfère ne pas y croire.

« Faut dire que ça fait quand même du bien le beau temps après le mauvais temps. »

Je tape à côté de moi, comme pour l’inviter à me rejoindre, fouille mon sac d’une autre main et lui tends un de mes croissants en continuant sur un ton beaucoup plus chaleureux :

« T’a faim ? Il m’arrive d’avoir les yeux plus gros que la panse. »

J’éclate de rire, une fois de plus, histoire d’essayer de le mettre à l’aise. Même si je sais très bien qu’il n’est pas mal à l’aise, mais bon. Vaut mieux être sûr que désolé.



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MessageSujet: Re: Owen & Tobias; ceux qui se ressemble s'assemble   Ven 24 Oct - 15:11


♪ What is love? ♫
 



Souriant, les yeux pétillants, je viens m’asseoir à côté de lui.

Le sable est chaud, sans doute pour une des dernières fois de la saison. C'est agréable. Je passe mes doigts entre les grains de sable, en prend une poignée, la regard chuter lentement. J'écoute les paroles de Owen, ses éclats de rire... Malgré la caleur et le beau temps d'aujourd'hui, je ne peux que me dire que c'est plutôt grâce à lui que je risque de passer une bonne journée. Même si on se sépare dans dix minutes, il aura eu le mérite d'avoir illuminé ma journée. Owen et sa joie de vivre suffisent à me faire sourire pour les vingt-quatre heures suivantes. Je lui souris en retour.

« T’a faim ? Il m’arrive d’avoir les yeux plus gros que la panse. »


« Bien sûr que j'ai faim ! J'ai presque rien mangé ce matin... »

C'est vrai. De toute façon, je déjeune toujours frugalement le matin. Encore une fois, je me contente du minimum, et cela me convient. Ce matin c'était quelques fruits seulement, et ça aurait pu me faire tenir de longues heures sans manger ; mais je dois avouer qu'un croissant maintenant ne me déplairait pas. Je l'accepte volontiers en remerciant mon ami et mord aussitôt dedans. Il est frais, tout juste préparé du matin. Ça fait partie de ces petites joies quotidiennes que j'apprécie tant.
Mon regard dévie vers la mer, et les vagues qui viennent lécher le sable mouillé juste devant nous. Il fait toujours aussi chaud, mais le vent du large rend l'atmosphère plus agréable. Je passe une main dans mes cheveux blondis par le soleil, gratte ma barbe que j'aurais sûrement du raser ce matin. Elle est trop longue, je n'aime pas trop ça.
Je tourne à nouveau la tête vers Owen. Lui aussi a un peu trop de barbe, mais il la porte très bien. Ça lui donne un côté plus... fort. Plus puissant. Une impression qu'avec lui à proximité, il n'y a aucune peur à avoir, car aucun danger ne viendra juste ici. Bien sûr, ce n'est qu'une barbe. Mais ça lui va terriblement bien. Ça le rend beau. Enfin... Il est déjà beau sans. Très beau. Mais, oui, ça lui donne un petit plus qui n'est pas à négliger.
Je détourne le regard, gêné sans même avoir parlé.

L'amour et toutes ces choses ne sont pas un sujet qui me préoccupe réellement. J'ignore comment ça s'est passé pour moi dans ma vie précédente, mais à l'heure actuelle, j'ignore même si je suis plus attiré par les femmes ou par les hommes. De plus, le fait que je vive aussi loin de la société m'empêche d'avoir qui que ce soit à qui m’intéresser... Et à vrai dire... Je ne m'étais jamais réellement posé la question pour Owen, mais peut être que je refusais de me la poser. C'est vrai qu'il a tout pour lui, autant son physique que son caractère aimable. Et c'est seulement maintenant que je m'en rends réellement compte... J'ai honte.

« Ouais, ça fait du bien un peu de chaleur. »

Je respire l'air salé, soupire longuement. Je suis plutôt à l'aise avec les gens, en général, Owen inclus, mais maintenant que je ne suis plus très sûr de ce que je pense réellement de lui, j'ai l'impression que n'importe quoi que je pourrais lui dire semblerait stupide.

« Je suis content de te croiser ici. T'étais venu prendre l'air ? Oh et je te dérange pas dis ?... Tu veux peut être être tranquille... »



omg tellement court j'ai honte

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MessageSujet: Re: Owen & Tobias; ceux qui se ressemble s'assemble   Sam 8 Nov - 4:28



Symbolique flatterie
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Pourquoi tout doit avoir une fin ? Laisser la place à autre chose, peut-être ? Pourquoi devons-nous mourir ? Pour laisser la chance à d’autres personnes de pouvoir avoir le droit de vivre ?  Pourquoi l’être humain a-t’il donc tant besoin de réponses à ces questions ? C’est très facile de trouver des questions sans réponses qui soient exactement claires et précises. La vie n’est qu’un ensemble de réponses qui se contredisent, qui s’annulent entre elles. Devrions-nous nous en morfondre pour autant ? Je ne pense pas, de mon côté. Mais parfois, il y a ce genre de questions dont tu ne connais pas du tout la réponse et tu te sens perdu, abandonné à ton propre sort. Attendez, laissez-moi me reprendre.

Parfois, tu sais la réponse à ta question. Elle est même très claire. Mais tu ne sais tout simplement pas si c’est la bonne réponse. Si c’est LA réponse, voyez-vous. Celle qui va décider le vrai du faux, le blanc du noir, le soleil de la  nuit. Je radote, on dirait un grand-père.

Mais je suis juste incertain, là, maintenant. Le voir s’asseoir à côté de moi, accepter ma proposition sans hésiter, ça, ça vaut tout l’or du monde. Du moins, s’il est mal à l’aise avec moi, il cache très bien son jeu. Cependant, je ne crois pas que Tobias soit un excellent menteur. Il m’a l’air… trop honnête pour cela. Je ne sais pas. Parfois il ne faut pas se fier aux apparences, mais Tobias est quelqu’un de vrai. Il ne porte pas de masque, ne cache pas ces sourires et ces larmes. Du moins, du peu que j’ai vu de lui, c’est l’impression qu’il m’a fait. Impression qui m’a absolument charmée, sur le coup. Je le fusille encore une fois du regard, fronçant légèrement des sourcils comme pour essayer d’y déceler une quelconque émotion tout en gardant mon sourire le plus chaleureux possible. Oui, c’est bien quelqu’un d’honnête. D’un autre côté je ne le verrais pas du tout traîner dans les bars pendant les heures folles, à essayer de s’envoyer en l’air avec une blondasse bien roulée avec qui tu n’as besoin que d’une seconde de conversation pour lui voler son cœur. Non. C’est plus compliqué pour lui. Pour moi aussi. Pour nous ? Sûrement. J’enfonce mes pieds dans le sable chaud en poussant un soupir de satisfaction. Comme on est bien, à ne rien faire. Comme on est bien, à ne pas se soucier d’avant ou d’après, ou de maintenant. Comme on est bien,  à se vider l’esprit silencieusement, un silence mutuel, harmonieux, magnifique. Un silence brisé par nos respirations en synchronisation,  comme si c’était la seule chose qui nous rappelait que nous sommes vivants, que tout cela n’est pas un rêve. C’est dur de se réveiller parfois et de se dire qu’on est mort, mais pas tant que ça. C’est dur, certes, mais ce n’est pas si désagréable quand on y pense. Je n’ai pas envie d’être mort pour l’instant, je suis encore jeune et j’ai toute une vie devant moi. Une vie seule ?

Hm, cela reste à discuter. Mais je ne crois pas que je suis risque d’être seul pour bien longtemps encore. Du moins, je l’espère du plus profond de mon cœur.
La présence de ce cher Tobias a toujours été fortement appréciée, mais aujourd’hui il me semble que j’ai plus besoin de cette présence que jamais.  La présence de certaine personne est toujours facultative, mais la présence de Tobias, j’en ai besoin.  Même si je le nierais, je sais très bien la cause de ce besoin grandissant en mon être. Cette chaleur qui engouffre mon torse, cette sensation de bien-être presque euphorique qui me donne envie de gravir les plus hautes montagnes et de courir les plus grandes murailles.

« Je suis content de te croiser ici. T'étais venu prendre l'air ? Oh et je te dérange pas dis ?... Tu veux peut-être être tranquille... »

Le fait qu’il croit qu’il me dérange me dérange étrangement. C’est l’impression que je laisse paraître ? Si c’est le cas, c’était loin d’être mon intention de le mettre mal à l’aise. Suis-je trop joyeux pour que cela soit considéré comme étant normal ? Qui sait ? Si je devais choisir quelqu’un pour m’accompagner lors de cette tranquille journée, il aurait été évident que Tobias aurait été le premier sur la liste. Certes, nous nous ne côtoyons pas tous les vendredi soir pour prendre une bière au bord d’un lac, mais justement cette absence de routine nous permet de profiter de chaque moment passé ensemble, non ? Goûter à l’instant présent, s’accrocher à celui-ci. C’est donc sur un ton affreusement délicat que je m’exclame :

« Hm, ouais. J’voulais changer d’environnement un peu. Si tu me déranges ? J’espère que ce n’est pas une question sérieuse, tu sais très bien que tu es le bienvenu à me rejoindre n’importe où, n’importe quand. »

Je me gratte la nuque et laisse tomber ma tête en arrière avant de lancer sur un ton qui se voulait curieux :

« Et moi, je te dérange ? »

C’est une question un peu stupide, mais ça pourrait m’éclairer pour savoir si oui ou non, je devais lui dire.

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OK LE GIF DE SNOWPIERCER ME TUE A PETIT FEU CAR EUH EUH C'EST UN MOMENT TRES TRISTE DANS LE FILM TU VOIS ???? MAIS GENRE JE VOIS PAS POURQUOI JE L'AI MIS JE VOIS PAS DU TOUT POURQUOI J'UTILISER DES GIFS DE SNOWPIERCER POUR CE CHER OWEN MAIS DISONS QUE C'EST LE SEUL FILM DE EVANS AVEC UNE AUSSI BELLE BARBE ET MEME SI IL ETAIT CANNIBALE DANS LE FILM JE L'AIME BEAUCOUP IL EST TARD ET J'ECRIS EN MAJUSCULE ET COURT? QU'EST CE QUI EST COURT QUAND ON Y PENSE? UNE PHRASE? UN MOT? UN SOUPIR? UNE VIE? UN MOT EST COURT DANS UNE PHRASE ET UNE PRASE EST COURTE DANS UNE VIE. TOUT EST COURT. RIEN N'EST PERMIR. BIENVENUE DANS LE COURTEHOOD. ASSASSIN'S COURT. WESH LA VIE CTROP HARDCORE LA MORT C COOL LOL MDR PTDR XD j'ai besoin de sommeil au secours J'AI LE CANCER DU NEZ GENERAL LOL

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